Comme aujourd’hui, le marché était extrêmement calme, j’ai continué à chercher comment définir les cycles au niveau du forex. Il faut dire qu’il existe une pléthore d’indicateurs en la matière, la plupart redondants (comme tous les indicateurs) et très difficiles à mettre en pratique.
Les seuls me paraissant digne d’intérêt sont l’indicateur de cycles tiré de la STPMT d’Eric Lefort et l’Hilbert Sine Wave de John Ehlers. Malheureusement, ils ne répondent pas tout à fait à mes exigences dont la principale est l’accessibilité (visualisation aisée = interprétation facilitée) sans sacrifier à l’efficacité.
L’idée est donc d’obtenir un signal assez périodique, le plus sinusoïdal possible et à fréquence peu variable. Plus facile à dire qu’à faire.
Pour y parvenir, je me suis vraiment demandé comment obtenir un signal périodique à partir de données quasi aléatoires tels que les cours boursiers. J’ai donc procédé à leur lissage par le biais de moyennes diverses (entre autres). En fait, j’ai même imbriqué sur plusieurs niveaux le lissage des prix mais également celui de l’indicateur. Avec l’easylanguage, l’imbrication des fonctions est aisée mais faut-il encore l’utiliser à bon escient.
Sur le graph daily ci-dessous, on remarque tout de suite une certaine régularité des oscillations. On remarque également qu’il ne sert à rien d’essayer de vouloir déterminer un point d’entrée ou de sortie. Il arrive régulièrement, et l’échantillon présenté ci-dessus l’exprime bien, que l’indicateur sature sur ses extrêmes. Cela n’a que peu d’importance. En réalité, l’objectif est de déterminer les phases de hausse et de baisse, et dans ce cadre, cet indicateur de cycles remplit très bien son rôle.

Les traits verticaux représentent les points de phases ultimes avant chaque retournement. A noter un certain lag par rapport aux cours. Voyons voir sur de plus petits timeframes.
En 4h:

Je n’ai pas appliqué les traits verticaux mais il est aisé d’identifier les phases de hausses et de baisses, même dans un trend baissier. Ça aide!
En range bars:

Ici également, les remarques sont les mêmes.
Maintenant, si j’applique des périodes plus classiques comme 14 à l’indicateur de cycles et que je réduis le lissage appliqué directement aux cours, cela donne sur du 4h:

Le lag est fortement réduit (1 à 2 barres maximum). Ici, les traits verticaux représentent désormais le début du retournement sur clôture du chandelier (j’aurais dû faire ça sur le premier exemple mais j’ai la flemme de tout remodifier).
Avec tous les graphiques ci-dessus, j’ai également joint une moyenne mobile exponentielle à 50 périodes afin d’illustrer la tendance et de déterminer quelle phase a une plus grande probabilité de gains. Je ne suis pas parvenu à l’intégrer à l’indicateur, je ne vois pas comment le faire d’ailleurs sans perdre sa pertinence.
Je ne vais pas encore appliquer ce nouvel indicateur à mon trading car je dois encore le tester sur un historique plus long, sur d’autres unités de temps et sur quelques paires mais je suis assez confiant quant à son avenir.
Couplé en multi-timeframe, ce type d’indicateurs aide vraiment à identifier dans quel sens spéculer et améliore grandement le timing. Si vous ne vous êtes jamais penché sur les cycles en trading, je vous conseille donc fortement de le faire.
NB: Allez, juste pour me faire plaisir, je le baptise officiellement: Ykarius Cycle.
1 Reponse dans Indicateur de Cycles
Indicateur de cycles (deuxième partie) | Ykarius
23rd mars, 2010 at 9 h 46 min
[...] faire suite à mon article du 22 février dernier sur le même sujet, je suis en phase finale de la mise au point de mon indicateur de cycle [...]