les émotions dans le tradingCela fait désormais une semaine que j’ai débuté le scalping sur le marché des futures, en démo.

Les réflexions menées à ce sujet ces derniers mois me confirment dans le choix de ma ré-orientation.

Dans un de mes derniers articles, je m’interrogeais sur la relation entre mes biais psychologiques et mes stratégies (notamment ici). Ma supposition partait du principe que même si mes systèmes se montraient performants, la durée aléatoire ( quelques minutes à quelques heures) de mes positions engendrait un stress quotidien influant directement sur mes résultats.

En gros, mon equity curve reste plate et erratique au lieu de suivre une pente lisse et ascendante. Certes, je ne perds pas mais je ne gagne plus. Et ça m’emmerde. Et cela dure depuis 3 mois!!!! Mais bon, j’en ai déjà parlé à maintes reprises dans les articles précédents , je ne m’étalerais donc pas plus en avant.

Bref, le scalping a répondu à mes attentes et surtout il se montre beaucoup plus adapté à ma personnalité. Ce qui est PRI-MOR-DIAL (je ne le répèterais jamais assez). Il n’empêche que certains biais émotionnels demeurent et notamment le fait de ne pas accepter de perdre. C’est d’autant plus visible avec ce type d’approche que tu multiplies les trades.

Je pars du principe, à tort ou à raison, que l’expérience augmente proportionnellement au temps de présence sur le marché et plus particulièrement lorsque tu es en position. Je pense donc pouvoir progresser plus rapidement que d’habitude.

Il n’empêche que jusqu’à présent, je n’ai toujours pas trouvé comment canaliser mon ego sans me faire violence. Je travaille assidument sur ce point depuis plusieurs mois également. Je ressens déjà quelques résultats mais c’est encore loin de mes aspirations. Je m’attèle à la méditation, à la neuroscience et à de plus en plus d’activités physiques afin d’atteindre la « zen attitude » mais cela demande du temps. Beaucoup de temps. 10000 heures en moyenne, parait-il. Argh!

En fait, l’activité raisonnée est altérée par les émotions. Lorsque tu rentres en position et que cela ne se passe pas comme tu le prévois, tu devrais fermer ton trade. Mais tu résistes, tu te persuades que les cours vont aller là où tu le souhaites, tu n’admets ni défaite, ni recul. Or le marché est aléatoire. Tu ne le maîtrises pas. Ce que tu maîtrises ce sont tes entrées et tes sorties. That’s all. En un mot, résister c’est souffrir.

Idéalement, il s’agirait donc non pas de verrouiller nos émotions, ni de les canaliser mais de les accepter, de les regarder passer comme un flux d’informations sans qu’elles puissent pour autant parasiter notre activité consciente.

Le savoir, c’est bien, le faire c’est encore mieux.

Cela demande donc encore beaucoup de réflexions et de travail (Re-Argh!).

Mmmmh! Et puis finalement, je crois que je vais peut-être me convertir au bouddhisme.