Cela m’embête vraiment de ne pas réussir à développer une stratégie de scalping à partir des indicateurs et des graphiques. Et, à bien y réfléchir, il me parait de plus en plus évident que pour scalper le marché, les graphiques sont secondaires voire inutiles.

En fait, pour scalper correctement, il faut être rapide, réactif et en avance sur les autres. Un graphique est une représentation de l’offre et de la demande. Lorsque l’on discerne une tendance c’est qu’elle est déjà établie. Or, les professionnels en général ont toujours une longueur d’avance sur les particuliers. Pourquoi?

Parce qu’ils n’utilisent pas les graphiques.

Je pense qu’ils utilisent le carnet d’ordres et analysent la relation intermarché (S&P, Crude Oil, eurodollar etc…), cela leur permet de voir et trader ce qu’il se passe et non ce qu’il s’est passé (puisqu’un graphique n’est que l’illustration du… passé).

Dès lors mes tentatives de scalping par le biais des graphiques me paraissent obsolètes.

En fait, je suis de plus en plus persuadé qu’il faut apprendre à lire le carnet d’ordres pour pouvoir scalper.

Il s’agirait alors de faire plusieurs dizaines ou même centaines de trades où chacun d’eux ne durerait que quelques secondes.

J’y vois encore l’énorme avantage de ne pas rester statique devant son écran à attendre que les cours montent cahin caha pendant plusieurs minutes ou plusieurs heures laissant le champ libre aux tergiversations et autres émotions nuisibles à la position engagée. Être actif, concentré sur une action devrait permettre de limiter la réflexion.

En fait, l’accumulation des trades dans la journée permet, à mon avis,  de se concentrer sur la globalité et non sur le gain ou la perte individuelle. En fin de journée, tu fais le compte de ce qu’il s’est passé et Ô miracle! les gains sont plus importants que les pertes.

Prenons un médecin (ou un coiffeur) par exemple. il ne se concentre pas sur ce que lui rapporte chaque patient (client) qui lui rend visite mais sur ce qu’il fait (encore heureux!) et à la fin de la journée, de la semaine ou du mois, le bilan comptable est en principe positif. Je devrais pourtant procéder ainsi avec mon trading, mais non.

Il y a tout un tas de raisons, simples ou complexes. Je pense personnellement, comme expliquer juste avant, que les biais émotionnels engendrés par l’inactivité et la non maîtrise des évènements (évolution du marché) modifient nos perceptions et donc notre raisonnement. Pour supprimer les biais émotionnels, il faut réduire le temps d’inactivité. Pour limiter notre absence de maîtrise sur les cours, il faut également réduire le temps d’intervention. En somme, en supprimant le point commun aux facteurs de risque, les problèmes les plus cruciaux seraient caducs, en théorie.

Il faudrait donc supprimer la valeur temps des opérations de trading. Un scalping hyper rapide, très réactif où l’on a pas loisir de réfléchir sur le gain ou la perte mais uniquement sur l’exécution du système de trading.

Il me semble qu’un scalper à un % de trades gagnants très important mais qu’en est-il des pertes? Que représentent-elles par rapport aux gains? Il serait intéressant de le savoir. Je me demande également où et comment apprendre à faire du tape reading.

J’ai essayé de trouver des infos concernant la lecture du carnet d’ordres. Autant dire qu’il n’y a pas foule en ce domaine même du côté anglo-saxon. La littérature est inexistante ou alors très très succincte.

Il y a un thread sur elitetrader: Velocity Trader Dax Journal.

Il y a également le livre de Vincent Baron, mais je suis très très hésitant..

En revanche, j’ai également trouvé une formation qui m’a l’air drôlement bien (mais drôlement chère également).

Comme je ne me vois pas m’autoformer encore une fois, à passer des heures devant un carnet d’ordres afin de comprendre petit à petit ce qu’il se passe, je suis fort tenté…

Alors quoi faire? Continuer à vivoter avec mon trading ou passer dans la cour des grands au risque de me brûler les ailes (comme icare…) ?

Comme je n’ai jamais suivi de formation en trading, ce pourrait donc être l’occasion.