La patience n’a jamais été mon fort. Ce doit être génétique. Le « tout! tout de suite! » ne m’a jamais quitté…
Dans cette optique là, le scalping m’est nettement plus indiqué que le swing trading ou même le day trading.
J’en veux pour exemple mon premier trade de ce matin.
J’allume mes écrans à 7h30, je regarde les infos de la veille et de la nuit, les annonces à venir, je lis mes mails, puis je visualise les supports/résistances de la veille sur les marchés US (YM et ES) mais également européens (principalement le FESX, de moins en moins le FDAX).
Or ce matin vers 8h10, je vois un sympathique petit setup qui m’incite à rentrer short sur la clôture de la veille. Malgré l’heure, je décide de shorter à 12326.
Mal m’en a pris. Déjà qu’à cette heure là, les marchés européens sont atones, que dire des marchés US!
Bref, je pensais sortir dans 2 ou 3 minutes mais non. Rien à faire cela ne bougeait pas. Mon objectif se situait à 12306 sur le point pivot du jour.
Finalement, 20 minutes plus tard (VINGT minutes!!!) ulcéré par cette position qui n’en finissait plus, je remonte mon objectif à 316 puis 30 secondes plus tard, ne voyant toujours aucun mouvement sympathique (entendez par là dans le même sens que ma position), je remonte ma cible afin de me faire sortir du marché.
Plusieurs ordres n’ont pas été exécuté par la suite notamment un long à 12306 à l’open de 9h. À 2 ou 3 points près.
Un de mes autres trades a été nullissime. Je n’ai pas pris en compte la volatilité après 9h et je me suis positionné uniquement sur une hésitation au CO et le point pivot du fesx. Mon timing n’était pas bon, mon stop mal défini, je n’avais pas suffisamment étudié mes niveaux. Je suis sorti avec 1 malheureux point de gain.
Certes, je suis un contrarien dans l’âme et j’ai toujours la sensation d’être sur le fil du rasoir mais si je n’ai pas respecté mon plan c’est bien parce que je l’avais mal préparé.
Quant au cumulative delta, je le trouve nettement plus lisible à partir du flux TT que celui d’IQ. Aujourd’hui en tous cas. La différence de granularité explique sans doute que le premier soit plus heurté que le second.
Globalement, les différences entre le nombre de upticks et downticks, tout comme ses mouvements, ses sommets et creux et donc les divergences potentielles ne sont pas énormes mais en travaillant au plus près de la microstructure, les nuances sont d’autant plus nettes. Et certains setups me paraissent désormais erronés.
L’effet « nouveauté » de cet indicateur est donc en train de se dissiper. Le choix du flux est problématique et les conséquences sur la lecture du CD évidentes. La question est de savoir comment juger objectivement de la qualité des données reçues et par quels moyens.
Car si je spécule à partir de données partielles, incomplètes, si mes décisions sont confirmées par un indicateur qui est faux, comment pourrais-je assurer alors la pérennité de ma pratique?
J’en reviens donc toujours à la base: carnet d’ordres + supports/résistances.
La journée finit en gain mais ce fut difficile en raison de mes incertitudes trop prononcées. Certes, le doute est nécessaire en trading afin de ne pas foncer tête baissée sur tout ce qui bouge mais il faut savoir trouver le juste milieu avec ses certitudes. Le fait de ne pas avoir confiance en ses outils, et incidemment sur ses setups, engendre un stress inutile qui influe directement sur les résultats.
Bon, le cumulative delta n’est pas décisif à ma pratique mais il s’est montré utile assez souvent ses derniers temps. Si je ne comprends pas mieux le fonctionnement des flux, je serais bien obligé de faire l’impasse sur cet indicateur.
SI je veux étudier correctement les footprints, je suis bien obligé de m’assurer de la qualité du flux utilisé. L’objectif n’est pas seulement d’économiser le prix d’un abonnement mais bien d’optimiser la qualité de mon trading.
Je sens que le weekend va être très long…
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Un moyen de gagner en confiance/ patience dans son exécution c’est de réaliser des backtests. Cela permet d’écrire noir sur blanc des règles précises pour tes entrées ET tes sorties et d’éviter le doute dans le feu de l’action.
Penser aussi au time stop: teste la durée moyenne au delà de laquelle un trade a moins de chances de fonctionner et coupe ta pose à ce moment sans te poser de questions avec des « j’aurais du ».
Enfin, faire attention aux news. Il y avait les NFP aujourd’hui et l’action précédent ce chiffre est rarement intéressante, car peu de volumes.
Bon courage et bon WE
ET
Je suis globalement d’accord avec toi.
J’assure le suivi de mes trades sur un fichier excel. Que cela soit l’average trade, le ROI, le maxDD, le profit factor, etc, etc. Tout cela est dûment notifié et globalement inintéressant pour le discrétionnaire que je suis. À part l’equity curve….
Je connais mes setups, je sais où entrer et estimer le bon positionnement de mes stops.
Quant aux sorties, le marché évoluant sans cesse (volatilité, volume, vitesse), je suis sans cesse obligé de m’adapter à l’instant t.
L’incertitude est donc une constante et je suis perfectible. Et c’est l’optique de ce blog.
Je suis d’accord avec toi sur les time stops.
Concernant les news importantes et leur incidence avant diffusion, j’aime les ranges plus ou moins étroits. Il y a beaucoup de points à prendre dans ce type de marché en scalping.
Néanmoins, je suis encore relativement nouveau sur l’YM et scalper le matin sur ce support n’est pas une idée particulièrement brillante, je le concède
En tous cas merci pour ton ais.
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