Trou, piquets et poteaux

Les travaux avancent cahincaha en fonction des caprices climatiques et de mon emploi du temps. Je n’ai pas fait un quart de ce que j’avais prévu initialement.

Mais c’est surtout mon entêtement à vouloir reboucher le trou nous ayant permis de réparer les tuyaux d’évacuation des eaux pluviales qui nous a fait perdre un temps très considérable. Je ne voulais pas dépenser d’argent dans la location d’une mini-pelle (120€ la 1/2 journée). J’ai voulu tout faire à la pelle et à la pioche.

puits-canadien-et-eaux-pluviales.jpgLorsqu’il pleut, et cet été est plutôt du genre très humide, la terre devient compacte, collante et si casser la butte à coup de pioche est plus aisé, pelleter ce type de terre est une vraie gageure.
Vouloir économiser 120€ pour ce genre de travail ne vaut vraiment pas le coup étant donné le temps passé dessus… Cette décision était stupide. Aussi nous avons décidé de procéder autrement. Mais j’y reviendrais en fin d’article.

J’ai déterré les vieux piquets qui entouraient les anciennes délimitations du terrain. Là également, ce fut une véritable partie de plaisir car ils étaient plantés au beau milieu d’une haie de plantes défensives. Non seulement, ça pique et ça griffe mais ça irrite et je suis particulièrement allergique à l’aubépine. Résultats: 3 jours d’anti inflammatoires et d’anti histaminiques sans compter les soins pour les yeux… Bref.

J’ai replanté les piquets sur toute la face ouest du terrain aux bonnes limites et cimentés quelques uns. Une partie de la face nord est faite. J’ai récupéré un vieux grillage mais je ne l’ai pas encore fixé.

Nous avons également coulé les poteaux d’entrée devant accueillir le portail.
3 bonnes journées ont été nécessaires pour faire les fondations, monter le coffrage et couler le béton.

Coffrage poteau

Si nous avons bien délimité les différentes zones d’accès, nous nous interrogeons à présent sur l’idée de poser nous-mêmes les pavés carrossables et piétons.

À la base, je suis toujours parti du principe de tout faire moi-même, le souci est que je n’ai plus forcément le temps ou même l’envie. Après, sur le plan purement économique, je me demande s’il s’agit d’une si bonne idée. En achetant moi-même les matériaux, je les ai souvent au prix catalogue avec une petite réduction de l’ordre de 5 ou 10%. Les professionnels bénéficient d’un tarif largement plus compétitif de l’ordre, à priori, de -20 à -30%.

Nous allons donc faire faire des devis auprès des paysagistes du coin afin de comparer avec mes propres projections de coût. S’il s’agit de payer 10% plus cher en ayant recours à un BON professionnel, nous n’hésiterons pas une seconde.

La seule condition sera la spécificité de temps. S’il s’agit de tomber sur une équipe qui va à gauche et à droite pour gérer plusieurs chantiers, nous ne gagnerons rien à avoir recours à leur service sauf s’ils s’engagent par écrit à respecter un délai estimatif.

Nous verrons bien.

Protection de la maison

La maison étant située en sortie de village et dans une zone pas ou peu éclairée, j’ai commencé mes investigations en matière d’alarmes et autres systèmes de protection.

Je n’ai rien trouvé qui me convienne. J’aurais voulu un effet à la fois dissuasif et défensif.

À force de chercher et de réfléchir, j’ai fini par trouver la solution idéale:

Altdeutsche Schaferhund

Oui, je sais, il est particulièrement effrayant…
À 3 mois, le plus dissuasif est le pipi un peu partout dans la maison et les petites crottes bien odorantes qui commencent à se multiplier un peu partout.
Un voleur qui s’infiltre dans la maison pourra toujours glisser sur un petit caca et, s’il ne se casse rien, repartira aussi vite dégouté par le délicieux parfum de croquettes digérées…
J’ai le dissuasif et le défensif! Que demander de mieux?

Plus sérieusement, notre nouveau membre de famille, âgé de 3 mois, devrait vite grandir et par sa taille et son apparence, dissuader pas mal de visiteurs mal intentionnés. Un très bon gardien, extrêmement doux avec les enfants, obéissant et courageux.
C’est bien plus agréable de caresser une boule de poils qu’une télécommande en plastique.

Nous n’avons pas commencé à clôturer le terrain. L’arrivée de notre jeune ami était prévue pour fin août initialement mais une occasion en or se présentant, nous n’avons pas hésité plus de 5 minutes.

Nettoyage du terrain

Nous avons débuté le défrichement du terrain. Il était temps!

Nous avons donc commencé à cisailler, couper, trancher, désherber, nettoyé, retirer, tout ce qui gênait à la pose de notre futur grillage.

défrichementNotre objectif est de pouvoir clôturer tout le périmètre. Une partie étant déjà grillagée par le voisin, il nous reste donc 190 mètres linéaires à installer.

Sur la photo ci-dessus, il s’agit du côté nord de la maison, donnant sur le verger voisin.

Après avoir utilisé le coupe-souche pour tailler les arbres et retirer les branches gênantes, j’ai passé la débroussailleuse. Malheureusement, en passant la machine, j’ai projeté un joli bout de métal dans un muscle de la jambe (jambier antérieur) près du tibia, ce qui m’a valu un passage aux urgences pour retirer tout ça.

Mis à part les pansements et les antibiotiques, c’est surtout de ne plus pouvoir rien faire qui me fait rager. c’est désormais mon épouse qui se charge de tout ça. Toute seule.

Je projetais de grillager le terrain et de tout terminer d’ici la fin du mois de mai. Le muscle étant trop abimé pour pouvoir bouger correctement, je suis obligé d’attendre sa cicatrisation pour pouvoir me remettre au travail. Finalement, cela se fera, j’espère fin juin.

Les objectifs pour la fin de l’été sont clairement de terminer les extérieurs de la maison. Excepté la terrasse, question de budget (quoique!).

Donc nous devons:

  • Clôturer tout le terrain
  • Monter les poteaux du portail
  • Poser le portail et le motoriser
  • Délimiter exactement la zone de stationnement des véhicules
  • Refaire l’arrivée jusqu’à la porte d’entrée de la maison en pavé
  • Poser des pavés carrossables pour l’accès des voitures
  • Poser des pas japonais depuis la seconde entrée (une cinquantaine…)
  • Ramener de la terre végétale pour y faire pousser de l’herbe
  • Planter des arbres

Je ne pense pas avoir le temps de tout faire mais si nous n’en faisons que 50%, je serais déjà très très satisfait.

La cabane

La cabane pour les enfants est presque achevée. Ce fut nettement plus long que prévu car j’ai du attendre les beaux jours pour la continuer.

J’ai utilisé tous les bois qu’il me restait afin de faire l’habillage extérieur.

cabane pour enfants

Les couleurs ne sont pas encore définitives ni le pourtour des fenêtres. Je suis encore hésitant, il manque quelque chose.

Concernant l’intérieur, j’ai fait une petite mezzanine qui permettra aux enfants de dormir en hauteur ou juste de contempler le jardin bien caché sous le toit…

Il me reste encore à déposer la grève sous les pilotis. J’avais laissé le dessous tel quel mais l’herbe poussait vite et drue, et le risque que des insectes (notamment les tiques) en fasse leur habitation m’a incité à déposer géotextile, diverses pierres et autres graviers afin de limiter les risques de colonisation et de piqûres…

Je dois également faire l’escalier extérieur, il me reste des planches et des solives qui devraient pouvoir faire l’affaire. J’ai récupéré un vieux toboggan en plastique que j’apposerai à droite de la plateforme.

Entre le schingle , les pilotis et les plaques de plastique transparentes type plexiglas, je dois avoisiner les 250€. Bien plus que prévu. Tout le reste, c’est de la récup’.

Le tout est très stable mais malgré tout, je pense faire des contreventements au niveau des pilotis. L’escalier devrait en principe renforcer davantage la stabilité de l’ouvrage mais je préfère ne prendre aucun risque.

Là où je m’interroge c’est sur la pose de rambardes ou non. Les pilotis ne sont pas très hauts, la terre est végétale et je ne puis associer esthétique et sécurité (les rambardes pour être efficaces devraient atteindre une hauteur équivalente à la moitié des fenêtres). Qui plus est, les enfants aiment bien battre des pieds dans le vide, tranquillement assis sur la plateforme.

Puits canadien

Le puits canadien a été enfoui:

Puits canadien enfouissement

Il passe à environ 1.5-2m de profondeur. La pente est celle du terrain. Longueur de 35 m pour un diamètre de 200mm.

Les soucis se sont présentés au niveau du mur de la maison lorsque la tranchée a été creusée.

Le terrassier nous a explosé les conduits d’évacuation des eaux pluviales. Il a donc fallu tout refaire. Nous en avons profité pour remettre du pvc à la place du drain agricole (partie du tuyau enterrée).

puits canadien et eaux pluviales

L’autre problème se situait  au niveau de la pente du PC. Au niveau du virage, le tuyau était beaucoup plus bas que l’entrée dans le mur. Nous avons donc dû faire une nouvelle tranchée à la pioche afin de retrouver la pente initiale et tenter de conserver une descente acceptable. Malheureusement, après 2 mètres de tranchée, le PC se retrouvait désespérément à plat. Plutôt que de me retaper X mètres à la pioche et à la bêche, j’ai opté pour abaisser l’entrée dans le mur. J’ai donc recassé le mur juste en dessous de l’entrée du puits, abaisser le tuyau de 5-6 cm et recimenter le tout.

Désormais la pente est acceptable. Je dois terminer de maçonner l’entrée du PC mais étant à court de ciment, cela attendra encore quelques jours.

La prochaine étape consistera à faire l’habillage du PC avant son entrée en terre. Je n’ai malheureusement pas trouvé de tuyau suffisamment large pour en dissimuler l’apparence. Si le diamètre avait fait 150mm, cela n’aurait pas été un problème pour utiliser un tuyau en inox.

Désormais, je pense peut-être à la peindre en noir et lui confectionner un chapeau maison. Tout dépendra de mes recherches et, d’une certaine façon, de ma créativité…